PROCHAIN ÉVÉNEMENT

Hooray!

40 bœufs, 40 acres et 40 000 grilloirs. C’est ce en quoi consistait les avoirs de départ de Peter et Nicole Tuytel, propriétaires d’Elmbridge Farms à Chilliwack, en Colombie-Britannique, en 1996.Le problème qu’éprouvaient les Tuytel avec cette petite exploitation agricole, c’était qu’il n’y avait pas de terres à vendre dans les environs. Aussi, l’étable à vaches laitières était désuète et ne pouvait pas être agrandie étant donné la petitesse du lopin de terre. Même la maison dans laquelle les Tuytel habitaient avait besoin d’un peu d’attention et de tendresse. Un changement s’imposait et il s’est concrétisé il y a six ans avec l’achat d’une autre exploitation agricole. Cela a permis d’acquérir 120 vaches et 75 acres, en plus d’inclure déjà plusieurs améliorations que les Tuytel désiraient, comme une étable à stabulation libre et une salle de traite automatique, des racleurs d’allées et une maison plus récente. Les poulets partis, cela signifiait que les Tuytel pouvaient se consacrer à leur véritable passion : la traite de vaches de qualité.

Depuis ce changement, Nicole et Peter ont de toute évidence découvert leurs forces. Ils sont lauréats du prix Jeunes agriculteurs d’élite de 2012 pour la Colombie-Britannique et le Yukon. Ils sont également les plus jeunes récipiendaires d’un prix Master Breeder en C.-B. Ce dernier hommage est décerné par Holstein Canada en reconnaissance d’au moins quinze années d’élevage de bovins laitiers de qualité. « Recevoir cette reconnaissance de Maître-éleveur aussi jeune s’est avéré très stimulant , dit Nicole. Cela a toujours été l’un de nos objectifs. Une bonne génétique donne à nos bovins une plus grande valeur et une meilleure profitabilité. Quand on peut remarquer des progrès dans notre programme d’élevage, cela démontre que nous nous sommes sur la bonne voie par rapport à nos objectifs. On aime avoir des bovins de qualité avec de bons pedigrees. »

L’élevage de bovins de qualité n’est cependant pas leur unique force. Des vaches qui sont le plus productives possible sont également une priorité; le rendement du troupeau passant ainsi de 24,5 kg/j en 2000 à 43,6 kg/j en 2011. Nicole dresse trois facteurs primordiaux pour l’obtention d’une vache laitière de qualité : du confort pour l’animal, du fourrage de qualité et de la génétique en constante amélioration. Tout cela repose sur une seule priorité : « Ils sont tous très importants parce qu’ils rendent l’exploitation agricole beaucoup plus profitable, » dit Nicole.

En plus de se concentrer sur leurs trois priorités pour améliorer leur profitabilité, ils ont dû se soumettre à la courbe d’apprentissage du travail en équipe. À savoir si leur exploitation agricole a été source de conflits entre eux, Nicole répond : « Bien sûr! Nous avons dû apprendre à laisser nos conflits professionnels en dehors de notre vie de couple. Ce n’est pas toujours facile de travailler ensemble et de vivre ensemble! » Leur secret est pourtant bien simple : « On a pris l’habitude de discuter à fond des problèmes et d’arriver à un compromis. »

Comment un jeune couple d’agriculteurs aussi prospères en début de carrière peut-il planifier l’avenir? Par l’amélioration continue. « Maintenant que nous avons une jeune famille, le temps passé  ensemble devient plus précieux, c’est très important, » dit Nicole. C’est pourquoi ils souhaitent continuer à investir dans du nouvel équipement qui leur permettrait de rendre l’exploitation agricole plus « intelligente ». Cela pourrait se traduire par des racleurs d’allées dans l’étable à génisses ou même, un de ces jours, par un système de traite robotisé. « Apporter de telles améliorations coûte assez cher sur le coup, mais elles peuvent permettre beaucoup d’économies à long terme en matière de main d’œuvre, » selon Nicole. Nicole et Peter soulignent également que la gestion de l’approvisionnement les aide à atteindre leurs objectifs. « Être capable de prévoir nos revenus et de planifier en fonction de l’avenir est un grand avantage, particulièrement dans la vallée du Fraser où on a certains des plus hauts coûts de toute l’industrie en matière de terres et de main d’œuvre. »